Présence de lésions cérébrales chez des personnes mortes du coronavirus

Auteur: Claire Xavier

Depuis le déclenchement de la pandémie de coronavirus, les scientifiques ont annoncé plusieurs effets secondaires possibles suite à une infection au SARS-CoV-2. Ils concernent le plus souvent les poumons, le cœur et le cerveau. De plus, les patients guéris du Covid-19 sont plus sujets de souffrir de troubles psychiques. Dans ce contexte, une étude récente du National Institutes of Health a révélé la présence des lésions cérébrales chez des victimes du coronavirus.

Des scientifiques ont observé des lésions cérébrales chez des personnes mortes du Covid-19

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Des scientifiques du National Institutes of Health ont effectué une imagerie par résonance magnétique (IRM) des cerveaux de 19 personnes décédées du coronavirus entre mars et juillet aux États-Unis. Ensuite, des échantillons de tissus du bulbe olfactif et du tronc cérébral des patients ont également été collectés. Il s’agit d’une étude révolutionnaire qui a permis de faire avancer les connaissances scientifiques à propos des dommages cérébraux induits par le virus. Les travaux ont été publiés dans The New England Journal of Medicine.

Lors de l’analyse des images, les scientifiques ont observé des anomalies se traduisant par des zones claires (hyper-intensité) chez 9 patients et des zones sombres (hypo-intensité) chez les 10 sujets restants. Les anomalies sont indiquées sur l’image ci-dessous.

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Crédit image : National Institutes of Health

L’imagerie par résonance magnétique ci-haut présente le tronc cérébral d’un patient mort du coronavirus. La flèche rouge de gauche indique la région claire ou celle d’hyper-intensité, tandis que l’autre montre la région sombre illustrant l’hypo-intensité.

Des analyses supplémentaires et plus détaillées ont pu identifier les responsables des lésions cérébrales. En ce qui concerne les zones d’hyper-intensité, les scientifiques croient que celles-ci s’expliquent par le développement d’un environnement inflammatoire ayant la capacité d’entraîner une dégradation des vaisseaux sanguins. Les scientifiques expliquent les zones d’hypo-intensité comme des conséquences de microhémorragies.

Les scientifiques affirment avoir été surpris par ces découvertes car ils croyaient que les dégâts du cerveau sont dus au manque d’oxygène. Cependant, plus de tests seront nécessaires pour conclure qu’il s’agit d’une caractéristique neurologique de la maladie.

Étude parue dans The New England Journal of Medicine

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