Le syndrome des ovaires polykystiques augmente le risque de stéatohépatite non alcoolique

Auteur: Claire Xavier

La stéatohépatite non alcoolique, connue également comme maladie du foie gras ou NASH, est une condition chronique et silencieuse qui est encore sous-estimée en France. Selon les dernières données, le nombre des Français touchés continuera à augmenter. Cette pathologie se manifeste le plus souvent chez les personnes buvant plus de boissons sucrées et fumant plus de 10 cigarettes par jour. Parmi les autres facteurs de risque figurent le diabète, le cholestérol, l’hypertension artérielle et d’autres. Une étude datant de 2018 et effectuée par des scientifiques de l’Université de Birmingham, au Royaume-Uni, a ajouté encore un facteur à la liste ci-dessus. Selon les experts, le syndrome des ovaires polykystiques contribue au développement de la NASH.

Le syndrome des ovaires polykystiques comme un facteur de risque de la stéatohépatite non alcoolique

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Le syndrome des ovaires polykystiques est une maladie hormonale très fréquente chez les femmes qui entraîne un certain nombre de problèmes de santé comme fertilité, règles irrégulières, pilosité et acné, mais aussi des troubles cardiovasculaires. En outre, d’après l’étude susmentionnée, cette condition génétique serait également responsable de l’accumulation de graisses dans les cellules hépatiques et de la stéatohépatite non alcoolique. Les résultats de la recherche étaient publiés dans la revue spécialisée PLOS Medecine.

Pour parvenir à ces résultats, les scientifiques de l’Université de Birmingham, au Royaume-Uni ont organisé une recherche portant sur 63 000 femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et présentant des niveaux élevés d’hormones masculines. Les spécialistes ont ensuite constaté que le SOPK multiplie par deux le risque de ces femmes de souffrir d’une maladie du foie gras.

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Les auteurs de l’étude expliquent que les taux accrus de testostérone, l’hormone sexuelle masculine, amplifient le risque de stéatohépatite non alcoolique de façon significative, même chez les femmes de poids normal. Ils concluent que ce risque se multiplie par deux chez les individus souffrant de syndrome des ovaires polykystiques et avec un excès d’hormones masculines.

Des suivis réguliers sont fortement recommandés à ces femmes pour diagnostiquer la NASH le plus tôt possible.

Étude présentée dans PLOS Medicine

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