Un possible traitement de l’endométriose pourrait bientôt voir le jour

Auteur: Claire Xavier

On parle de l’endométriose lorsque le tissu qui tapisse généralement l’utérus, se développe à l’extérieur de celui-ci, en particulier dans la cavité pelvienne, les ovaires et les trompes de Fallope. C’est une condition extrêmement douloureuse sans traitement qui touche plusieurs femmes dans le monde entier et qui provoque des symptômes comme douleurs pelviennes, crampes menstruelles sévères, saignements menstruels abondants ou irréguliers et voire infertilité. La seule façon de diagnostiquer cette maladie consiste à effectuer une laparoscopie : une opération chirurgicale mini-invasive. Cependant, beaucoup de femmes sont mal ou non diagnostiquées avec les années. Heureusement, de nouvelles découvertes des chercheurs américains donnent de l’espoir d’un traitement potentiel de l’endométriose.

Un traitement potentiel de l’endométriose pourrait voir le jour

traitement de l'endométriose nouvelle étude mutation génétique test de médicaments


À ce jour, il n’existe pas de traitement de l’endométriose et les médecins ne connaissent pas les causes exactes de son développement. Le plus souvent, les professionnels de santé recommandent la prescription d’analgésiques, d’hormonothérapie et même de chirurgie. Parfois les patientes développent une résistance à la thérapie hormonale et les seules options restent la chirurgie et la gestion de la douleur.

Une nouvelle étude parue dans le journal Cell Reports donne pourtant de l’espoir sur le traitement de l’endométriose. Des chercheurs américains de l’Université de Michigan (MSU) ont identifié une mutation génétique chez les femmes atteintes d’une forme sévère. Ronald Chandler, l’un des auteurs de la recherche et professeur adjoint d’obstétrique, de gynécologie et de biologie de reproduction au MSU, explique qu’il s’agit du gène ARID1A ayant tendance à muter chez les formes extrêmement invasives d’endométriose.

potentiel traitement de l'endométriose nouvelle étude mutation génétique


Chandler ajoute encore qu’en absence d’un traitement définitif de l’endométriose, les formes les plus graves sont le plus souvent traitées par thérapie hormonale ou par chirurgie. Le professeur et son équipe testent un médicament pouvant agir directement sur les mutations génétiques associées au développement de formes particulièrement douloureuses d’endométriose. Ce traitement s’appelle thérapie épigénétique et pourrait être beaucoup plus efficace que les options de cure actuelles.

En effet, ce n’est la pas la seule étude ayant identifié une telle mutation génétique. Paul Yong, professeur agrégé de gynécologie à l’Université de la Colombie-Britannique, a également analysé le rôle des gènes mutés chez des femmes atteintes de l’endométriose. En 2017, Yong et son équipe ont publié leur recherche où les experts présentent la découverte de mutations génétiques dans des échantillons de 24 femmes souffrant d’endométriose bénigne.

Sources :

Étude de l’Université de Michigan

Recherche de l’Université de la Colombie-Britannique

Liens commerciaux



Intégrer une photo

Copiez ce code pour intégrer cette photo sur votre site: Grande image: Petite image: BB Forum tag:
Effectué