L’exposition à pollution de l’air pendant la grossesse augmente le risque d’obésité chez bébé

Auteur: Claire Xavier

D’après les résultats d’une étude publiée le 5 juin 2021 dans la revue Environmental Health, les femmes exposées à des niveaux élevés de pollution de l’air au cours de leur grossesse, ont des bébés qui grandissent beaucoup plus vite qu’à la normale pendant les premiers mois suivant leur naissance et qui risquent de souffrir d’obésité plus tard dans leur vie. On vous explique pourquoi.

Une exposition à pollution de l’air pendant la grossesse augmente le risque d’obésité chez bébé

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Des études précédentes ont démontré que les femmes enceintes qui fument ou qui sont exposées à pollution atmosphérique de façon chronique, ont tendance à donner naissance à des bébés de faible poids. Au cours de la première année de leur vie, ces enfants ont pris du poids anormalement vite, ce qui était associé au développement de diabète, de maladies cardiaques et de problèmes de poids pendant leur enfance et adolescence.

Pour ce qui est de l’étude actuelle, les chercheurs ont suivi 123 duos mère-enfant d’origine hispanique qui participaient à la Mother’s Milk Study. L’objectif était d’examiner en profondeur l’impact de polluants spécifiques sur la croissance des bébés. Pour ce faire, les experts ont utilisé les données du système de qualité de l’air de l’Agence américaine de protection de l’environnement. Ils ont identifié quatre catégories de polluants : PM2.5 et PM10 (particules provenant des usines, des voitures et des chantiers), dioxyde d’azote (un gaz inodore émis par les voitures et les centrales électriques) et ozone (le composant principal du smog).

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Les chercheurs ont ensuite suivi les bébés en mesurant périodiquement non seulement leurs poids et taille, mais aussi leur quantité de graisse et sa position corporelle.

« Nous avons constaté qu’une plus grande exposition prénatale à pollution de l’air était associée à des modifications plus importantes du poids et de l’adiposité (accumulation de graisse) au cours des six premiers mois de la vie des bébés », a expliqué l’auteur principal de l’étude, William Patterson.

Dans certains cas, les polluants atmosphériques affectaient de façon différente les filles et les garçons. À titre d’exemple, l’exposition à une combinaison d’ozone et de dioxyde d’azote in utero était associée à une croissance plus rapide autour de la taille chez les femelles. Chez les mâles, la même combinaison était liée à une croissance plus lente et à une plus grande accumulation de graisse abdominale.

Les chercheurs croient que ces polluants peuvent enflammer les poumons et provoquer ainsi une inflammation systémique des organes. Cela peut affecter les processus métaboliques comme la sensibilité à l’insuline, ce qui peut influencer le développement du fœtus.

Références :

Environmental Health (juin 2021) : « Prenatal exposure to ambient air pollutants and early infant growth and adiposity in the Southern California Mother’s Milk Study », William Patterson et coll.

Science daily (juin 2021) : « Air pollution exposure during pregnancy may boost babies’ obesity risk ».

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